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Réservez votre peintre six à dix semaines à l'avance à Rabat, davantage pour juillet et août : les meilleures équipes sont sur des marchés institutionnels planifiés longtemps en amont.
À Rabat, ce qui fait la différence entre deux peintres n'est presque jamais le produit, c'est le niveau de finition et la préparation. Remise en peinture entre deux locataires à l'Agdal, finition soignée pour une résidence de fonction à Souissi, ou traitement de l'humidité salée à l'Océan : trois métiers, trois prix. Nos peintres vérifiés annoncent la surface mesurée, la marque, le nombre de couches et la préparation avant de commencer.
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peintres vérifiés
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devis moyen
Mis à jour Juillet 2026
Intervention vérifiée
Peintre · Rabat
Vérifié
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02 — Les pros
Tableau
Artisan vérifié
Hicham L.
Abdlhak O.
« 🎨 Profil Professionnel : Maâlem abdlhak oubaid Expert Peintre Décorateur & Call… »
Abdelwahed R.
« Auto-entrepreneur avec une large expérience en domaine d'électricité courant for… »
Zouhaire E.
« Slt ci Zouhaire je travaille la puanteur de décoratif bâtiment et epoxi 3D ...… »
Artisan vérifié
Coiffeuse avec miroir
Artisan vérifié
Artisan vérifié
Artisan vérifié
Abd el fttah S.
03 — À Rabat, ce n'est pas le mur qui change, c'est le client
Techniquement, un mur de l'Agdal ressemble à un mur du Maârif. Ce qui distingue le marché de la peinture à Rabat, c'est qui commande les travaux et selon quel standard ils sont jugés.
La capitale concentre les ministères, plus de soixante-dix représentations diplomatiques, les sièges d'organisations internationales, les grandes directions publiques et les logements de fonction qui vont avec. À cela s'ajoute un parc locatif considérable, alimenté par des fonctionnaires en mutation, des expatriés en mission de deux à quatre ans et des étudiants en écoles supérieures.
Ce que cela produit concrètement. Une partie importante des chantiers de peinture de Rabat sont jugés par quelqu'un dont c'est le métier de recevoir un ouvrage : un service technique, un intendant de résidence, un gestionnaire immobilier, un syndic professionnel. Ces gens-là ne regardent pas la couleur, ils regardent les arêtes, les raccords, la planéité et la propreté du chantier. Un artisan qui travaille pour eux depuis dix ans a intégré ce niveau d'exigence, et il le facture.
La conséquence pour un particulier. Vous avez à Rabat un vivier d'artisans très au-dessus de la moyenne, et un écart de prix au m² qui peut aller du simple au triple sur des devis qui se ressemblent tous sur le papier. Trois artisans peuvent vous annoncer « peinture murs et plafonds, deux couches » et livrer trois choses différentes.
L'autre conséquence, moins agréable. Les meilleures équipes de Rabat sont largement occupées par des marchés institutionnels, des contrats-cadres de ministères, des campagnes de remise en état de logements de fonction, des chantiers d'ambassade. Ces marchés se planifient des mois à l'avance et se concentrent souvent sur l'été, quand les bâtiments se vident. Un particulier qui appelle en juin pour peindre en juillet trouvera surtout ce qui reste.
Retenez la règle la plus utile de cette page : à Rabat, un bon peintre se réserve six à dix semaines à l'avance, davantage pour juillet et août.
04 — Ce que veut vraiment dire une finition soignée, et pourquoi elle coûte plus cher
On emploie beaucoup à Rabat l'expression « finition soignée » ou « standard ambassade », souvent sans savoir ce qu'elle recouvre. Voici ce qui la définit, point par point, parce que ce sont exactement les postes qui font monter le prix au m².
Les arêtes. Sur un chantier ordinaire, la jonction entre un mur coloré et un plafond blanc est faite au pinceau à main levée, et elle ondule légèrement. Sur un chantier soigné, elle est rigoureusement droite sur toute la longueur de la pièce, sans bavure ni surépaisseur. Cela demande un masquage précis, une découpe patiente et souvent une reprise. C'est lent.
Les raccords invisibles. Une grande surface se peint par lés qui doivent se rejoindre avant que le bord ne commence à sécher. Si le peintre est trop lent, ou s'il travaille dans un courant d'air, la reprise se voit en trace verticale à contre-jour. Sur un mur de sept mètres dans un salon de Souissi, cela impose de travailler à deux, avec une organisation réglée.
La planéité. C'est ici que se joue l'essentiel. Une finition soignée exige un enduit de lissage sur toute la surface avant peinture, pas seulement des rebouchages ponctuels. Sans cela, une lumière rasante venant d'une baie vitrée révèle chaque bosse. Cet enduit total ajoute 30 à 60 DH le m² et double parfois le temps de chantier.
La propreté du chantier. Aucune projection sur les plinthes, les interrupteurs, les huisseries, les vitrages ou les sols. Cela suppose de démonter les plaques d'interrupteurs plutôt que de les masquer, de protéger intégralement, et de rendre les lieux nettoyés.
La réception. Sur un chantier institutionnel, le peintre repasse après séchage complet avec une lampe et reprend les défauts avant de présenter l'ouvrage. Ce passage supplémentaire n'existe pas sur un chantier ordinaire.
Le prix. Comptez 90 à 180 DH le m² pour ce niveau, contre 45 à 90 DH pour une bonne peinture d'appartement standard. Ce n'est pas un supplément de confort, c'est le double du temps passé. Si un artisan vous vend une finition soignée à 60 DH le m², l'un des deux termes est faux.
05 — Comment un peintre chiffre réellement, et pourquoi le devis le moins cher coûte le plus cher
Un devis de peinture repose sur trois variables : la surface, la préparation, le nombre de couches. Deux d'entre elles sont invisibles une fois le chantier terminé, et c'est précisément pour cela qu'on les supprime.
La surface, d'abord. Le prix se calcule sur la surface développée, c'est-à-dire les murs et les plafonds à peindre, jamais sur la surface au sol. Un appartement de 110 m² au sol à l'Agdal représente environ 280 à 330 m² à peindre selon la hauteur sous plafond et le nombre de cloisons. Un artisan qui annonce un forfait sans avoir mesuré devine, et quand on devine, on se protège quelque part.
Le piège classique à Rabat consiste à afficher un prix au m² très bas calculé sur la surface au sol, puis à ajouter en fin de chantier une ligne « surfaces complémentaires ». Faites écrire noir sur blanc que la surface annoncée est la surface développée à peindre, et demandez le détail murs et plafonds séparés.
Ce que contient un prix à 25 ou 30 DH le m². Une couche, sur un mur non préparé, avec une peinture de premier prix diluée. C'est un rafraîchissement optique qui tient un trimestre. Il a un usage légitime, celui d'un logement qu'on met en vente ou qu'on reloue dans la semaine. Pour votre propre appartement, c'est de l'argent jeté.
Ce que contient un prix à 65 DH le m². Rebouchage, ponçage, dépoussiérage, sous-couche adaptée, deux couches de finition de marque, protection des sols et du mobilier, découpes propres et nettoyage. C'est le vrai prix du travail correct à Rabat en 2026.
Une vérification simple et redoutable. Demandez le nombre de litres prévu. Sur 300 m² développés en deux couches, il en faut 70 à 85, car un support réel consomme 7 à 8 m² par litre et par couche, et non les 11 m² affichés sur le pot.
06 — La préparation : rebouchage, ponçage, enduit, sous-couche
Sur un chantier propre, la préparation représente plus de la moitié des heures passées. Elle ne se voit pas sur la photo du premier jour, elle se voit dans l'état du mur trois ans plus tard.
Le rebouchage. Trous de chevilles, impacts, saignées électriques mal refermées, fissures de retrait. On rebouche à l'enduit, on laisse sécher réellement, puis on ponce à plat. Un rebouchage peint le jour même se voit toujours : le point de reprise absorbe différemment et ressort en creux dès qu'une lumière rasante le traverse.
L'enduit de lissage. Aucune peinture ne rattrape un support irrégulier, et une finition satinée souligne chaque défaut au lieu de le masquer. Sur un plafond fatigué d'un immeuble des années soixante de Hassan ou des Orangers, l'enduit de lissage total est la seule façon d'obtenir un résultat net. Comptez 30 à 60 DH le m² en plus.
La sous-couche, à ne jamais sacrifier. Sur un plâtre neuf ou un enduit ciment récent, le support est très absorbant et fortement alcalin. Appliquer directement la finition provoque deux choses : une absorption irrégulière qui donne des zones mates et satinées visibles en lumière rasante, et une attaque du liant par l'alcalinité du support. Deux ans plus tard, vous avez du farinage, des auréoles et des décollements dans les angles, et vous repeignez tout.
La sous-couche coûte 20 à 40 DH le m² posée. Repeindre un appartement deux ans trop tôt en coûte plusieurs milliers. C'est pourtant la première ligne supprimée quand un client demande un geste commercial.
Un cas très fréquent à Rabat. Les logements repeints dix fois en trente ans finissent avec une accumulation de couches d'épaisseurs et de natures différentes. Quand la nouvelle peinture tire au séchage, elle décolle les anciennes par plaques. Sur ces murs-là, il faut décaper avant, pas peindre par-dessus. Un artisan qui vous annonce ce décapage en visite n'est pas en train de gonfler son devis, il est en train de vous éviter un chantier raté.
07 — Agdal et Hay Riad : le marché de la remise en peinture entre deux locataires
C'est le volume principal du métier à Rabat, et c'est aussi celui où l'on trouve le plus de mauvais conseils. Un propriétaire de l'Agdal ou de Hay Riad qui reloue son appartement tous les deux ou trois ans se pose une seule question : combien ça coûte et combien de temps ça tient.
La première décision, et elle est mal prise neuf fois sur dix : le taux de brillance. Le mat est plus beau, il pardonne les défauts du mur et il coûte moins cher. Il est aussi impossible à nettoyer : un frottement de chiffon humide sur un mat laisse une trace brillante définitive. Dans un logement locatif, sur les couloirs, les cages d'escalier intérieures, les cuisines et les chambres d'enfants, il faut un velouté ou un satiné lessivable. Vous payez 10 à 15 % de plus au litre, et vous gagnez une rotation complète avant la réfection suivante.
La deuxième décision, encore plus rentable : garder la référence exacte. Marque, gamme, code de teinte, taux de brillance, et si possible la date. Notez-la dans le dossier du bien, pas sur un bout de papier. Avec cette ligne, une trace de meuble ou un impact se reprend en dix minutes avec un pot d'un litre, et la retouche est invisible. Sans elle, un raccord de teinte approximative se voit toujours plus que le défaut d'origine, et vous vous retrouvez à repeindre un mur entier pour une marque de vingt centimètres.
La troisième décision : garder cinq litres du chantier. Un fond de pot bien refermé reste utilisable dix-huit à vingt-quatre mois. C'est votre kit de retouche entre deux locataires.
Le calcul honnête pour un propriétaire. Une remise en peinture complète d'un deux pièces de 70 m² à l'Agdal, murs et plafonds, coûte 4 500 à 9 000 DH selon la préparation nécessaire. En mat premier prix, vous refaites tout à chaque départ de locataire. En satiné lessivable avec les retouches faites au bon code de teinte, vous tenez deux départs. Sur six ans, la deuxième option coûte moins cher et vous fait perdre moins de semaines de location.
08 — Hassan et l'Océan : traiter l'humidité et le sel avant de parler de couleur
Le bâti ancien de Rabat, celui de Hassan, de l'Océan, des Orangers, de la médina et d'une partie de Diour Jamaa, a deux ennemis que n'ont pas les immeubles de Hay Riad : l'humidité et le sel marin. Peindre sans les traiter revient à repeindre dans dix-huit mois.
Les remontées capillaires. Dans une maison ancienne sans coupure d'étanchéité au pied des murs, l'eau du sol monte dans la maçonnerie. Elle transporte des sels, l'eau s'évapore en surface et les sels cristallisent. C'est ce dépôt blanc et poudreux que l'on appelle salpêtre. Il pousse la peinture par en dessous : elle cloque, elle s'écaille, et la bande abîmée remonte chaque année un peu plus haut.
Le sel de l'air, en plus. Sur le front de mer de l'Océan, sur les rues qui descendent vers la plage et sur les façades exposées ouest, les embruns déposent en permanence du chlorure sur les parois. Combiné à l'humidité de l'air, ce sel attaque le film de peinture par l'intérieur et accélère la corrosion de tout ce qui est métallique, grilles, garde-corps, ferrures de volets.
Ce qu'il faut faire, dans l'ordre, et rien ne se saute :
Ce qu'il ne faut surtout pas faire : passer une peinture anti-humidité étanche par-dessus le problème. Elle masque la tache quatre à six mois, puis l'eau ressort à côté, en plus large. Un artisan qui vous propose cela pour trois cents dirhams vous vend un délai, pas une réparation.
Le budget honnête. Un traitement anti-humidité correct coûte 80 à 200 DH le m² de zone traitée, hors peinture. C'est la seule dépense qui rende durable la peinture qui suit.
09 — Façades exposées à l'océan : le vrai cycle d'entretien
Une façade de Rabat qui regarde l'Atlantique ne vieillit pas comme une façade de l'intérieur du pays. Elle prend le vent salé toute l'année, une humidité relative élevée, un ensoleillement fort en été et des pluies soutenues d'octobre à mars.
Ce que cela impose comme produit. Une peinture façade siloxane ou une pliolite, choisies pour leur perméabilité à la vapeur d'eau et leur résistance aux UV. La règle est contre-intuitive mais essentielle : sur une façade humide, il faut un produit qui laisse sortir la vapeur, pas un film étanche. Un revêtement trop fermé emprisonne l'humidité du mur et se décolle par plaques au premier hiver.
Ce que cela impose comme méthode. Le système complet est un enchaînement, jamais un seul pot :
Comptez 100 à 220 DH le m² pour cet ensemble sur une façade exposée. Un devis à 45 DH le m² a supprimé le lavage, le fixateur ou la deuxième couche, parfois les trois.
Le cycle réaliste. Sur une façade abritée de l'intérieur des terres, un bon système tient huit à douze ans. Sur une façade exposée plein ouest à l'Océan ou à Harhoura, comptez cinq à sept ans, et prévoyez un lavage doux tous les deux ans pour retirer le dépôt salin. Ce lavage prolonge très nettement la durée de vie du film et coûte une fraction d'une réfection.
Ne négligez pas les points singuliers. Ce sont eux qui lâchent en premier : appuis de fenêtre, jonctions de balcon, sous-faces de dalles, scellements de garde-corps. Un peintre qui traite ces points avec un mastic adapté vous fait gagner plusieurs années. Un peintre qui passe le rouleau dessus et continue vous garantit une reprise dans trois ans.
10 — Souissi : grandes surfaces, teintes imposées et le piège du sous-dimensionnement
Les villas de Souissi, de la Pinède et du secteur des ambassades posent un problème que ne posent pas les appartements : l'échelle. Un salon de réception de quarante mètres carrés avec cinq mètres sous plafond, une cage d'escalier sur deux niveaux, une enfilade de couloirs, cela change tout dans la façon de conduire un chantier.
Le premier écueil est la reprise visible. Sur un mur de huit mètres de long et cinq de haut, il est impossible de finir avant que le bord ne sèche si l'on travaille seul. Il faut deux ou trois personnes qui avancent ensemble, chacune sur sa bande, en gardant le bord humide. Un artisan seul sur une telle surface produira des traces verticales à contre-jour, quelle que soit sa qualité de main.
Le deuxième écueil est le matériel. Cinq mètres sous plafond exigent un échafaudage roulant, pas un escabeau et une planche. Un chantier de villa mené sur du matériel improvisé est lent et dangereux, et vous le paierez en jours.
Le troisième écueil est la teinte imposée. Dans une résidence de fonction, une villa louée à une représentation ou une maison suivie par un architecte, la couleur est souvent spécifiée par une référence précise, parfois issue d'un nuancier étranger. Deux points à régler avant le premier litre : faire confirmer que la teinte est réalisable dans la gamme choisie, car toutes les machines à teinter ne descendent pas sur toutes les bases, et faire réaliser un bain unique pour l'ensemble du chantier. Deux bains différents de la même référence peuvent présenter un écart perceptible sur un grand mur.
Le quatrième écueil, le plus coûteux : le sous-dimensionnement. Les devis pour villa sont presque toujours établis trop bas en quantité, parce que personne ne mesure vraiment 900 m² développés. Le chantier démarre, la peinture manque au milieu de la deuxième couche, on rachète, et parfois dans un autre bain. Exigez que le devis mentionne la surface développée et le nombre de litres prévu par teinte.
Un dernier point propre à Souissi. Beaucoup de ces maisons ont des menuiseries bois anciennes de grande qualité, portes pleines, volets, lambris. Elles se traitent à la laque glycéro après ponçage et sous-couche bois, et non à l'acrylique. Une porte de caractère laquée correctement se compte en heures de travail, et se facture 400 à 600 DH pièce. C'est justifié.
11 — Les peintures disponibles au Maroc et ce que chacune tient réellement
Le choix du produit est plus simple qu'on ne le présente en magasin. Voici les six familles utiles et leur durée de vie honnête à Rabat.
La vinylique. La moins chère des peintures murales, base aqueuse. Elle couvre, elle sèche vite, elle sent peu. Elle ne supporte pas le lessivage et se marque au moindre frottement. Usage raisonnable : plafonds, pièces peu sollicitées, logements en rotation locative rapide. Trois à cinq ans.
L'acrylique. Le standard pour un logement habité. Lessivable, résistante au frottement, bonne tenue de la teinte. Sept à dix ans en pièce sèche. Le mat pardonne les défauts du support, le velouté et le satiné se nettoient mais soulignent la moindre irrégularité, d'où l'importance de l'enduit de lissage si vous choisissez du satiné.
La glycéro. Base solvant, très dure et très lavable. Séchage lent, odeur forte pendant quarante-huit heures, ventilation obligatoire. Son domaine est le bois et le métal : portes, huisseries, volets, garde-corps. À Rabat, sur les ferronneries exposées à l'air marin, elle reste supérieure à tout le reste.
La laque. Une finition plutôt qu'une famille. Laque glycéro pour la dureté maximale sur une porte très sollicitée ou un volet exposé, laque acrylique quand l'odeur est un problème, avec une dureté un cran en dessous. Sur le rendement, retenez la même règle que partout : un support réel consomme 7 à 8 m² par litre et par couche, pas les 10 à 12 annoncés sur le pot.
La peinture façade. Produit spécifique, chargé en résine et protégé contre les UV, décliné en pliolite pour les supports difficiles et en siloxane pour les expositions humides comme le front de mer. Ne jamais utiliser une peinture d'intérieur en façade : elle ne passera pas un hiver atlantique.
La peinture anti-humidité. Elle contient des fongicides et tolère un support légèrement humide. C'est un produit de confort pour une salle de bain mal ventilée ou un mur nord froid. Ce n'est jamais un traitement de remontée capillaire ni d'infiltration. Utilisée comme tel, elle repousse le problème d'un semestre et l'aggrave.
12 — Combien de couches, comment le vérifier, et ce que doit écrire un devis sérieux
Le nombre de couches est le poste où l'on vous prend de l'argent sans que vous puissiez le démontrer, parce qu'une couche unique fraîchement appliquée ressemble beaucoup à deux couches.
Le standard honnête : une sous-couche plus deux couches de finition. Trois couches de finition si vous changez radicalement de teinte, par exemple d'un bleu soutenu vers un blanc. Un artisan sérieux annonce cette troisième couche avant, pas au moment de la facture.
Les trois vérifications que vous pouvez faire vous-même :
La protection, qui trahit le niveau d'un artisan avant même le premier coup de rouleau. Un professionnel arrive avec des bâches, du carton pour les sols fragiles, du ruban de masquage de qualité, et il démonte les plaques d'interrupteurs au lieu de les contourner. Il emballe ou déplace les meubles et protège parquets et marbres avec un film respirant, jamais un plastique collé plusieurs jours. Deux vieux journaux au sol vous annoncent exactement le niveau de finition que vous allez recevoir.
Ce qu'un devis correct mentionne, ligne par ligne :
Un devis d'une ligne avec un prix global n'est pas un devis, c'est une intention. Exigez le détail avant tout acompte et gardez cinq litres de chaque teinte.
13 — Tarifs 2026
Tarifs moyens constatés à Rabat. Main d'œuvre + matériel standard inclus.
* Prix indicatifs · varient selon complexité. Mise à jour : Juillet 2026.
Conseils d'expert
01
Réservez votre peintre six à dix semaines à l'avance à Rabat, davantage pour juillet et août : les meilleures équipes sont sur des marchés institutionnels planifiés longtemps en amont.
02
Exigez la surface développée en m², murs et plafonds séparés, et faites écrire que le prix ne porte pas sur la surface au sol. C'est le supplément de fin de chantier le plus fréquent.
03
Demandez le nombre de litres prévu au devis : 300 m² développés en deux couches réclament 70 à 85 litres. Un devis à 40 litres n'a pas prévu deux couches.
04
Dans un logement locatif, choisissez un satiné ou un velouté lessivable plutôt qu'un mat : vous gagnez une rotation de locataires complète avant la réfection suivante.
05
Notez la référence exacte de chaque teinte dans le dossier du bien et gardez cinq litres bien refermés. Une retouche au bon code est invisible, une retouche approximative se voit plus que le défaut.
06
Devant du salpêtre ou une tache d'humidité, refusez toute peinture avant traitement de la cause : un mur ancien piqué demande deux à quatre semaines de séchage avant l'enduit d'assainissement.
Connaissance locale
Rabat se lit par quartiers, et chacun impose son standard de peinture. Agdal et Hay Riad forment le gros du marché locatif : appartements remis en peinture entre deux baux, où le vrai sujet est le choix d'une finition lessivable et la conservation du code de teinte pour les retouches. Souissi et la Pinède, avec les résidences diplomatiques et les logements de fonction, imposent la finition soignée, l'enduit de lissage total, les teintes spécifiées au nuancier et les grands volumes qui exigent une équipe et un échafaudage roulant. Hassan, les Orangers, Diour Jamaa et la médina concentrent le bâti ancien, où les remontées capillaires et le salpêtre doivent être traités avant tout coup de rouleau, sous peine de repeindre dans dix-huit mois. L'Océan et le front de mer ajoutent le sel des embruns, qui attaque le film de peinture et les ferronneries et raccourcit le cycle des façades à cinq ou sept ans. Yacoub El Mansour, Takaddoum et Akkari sont le marché des remises en peinture à budget serré, celui où circulent le plus de devis à une seule couche vendus comme des rénovations. Enfin, Salé, Témara et Harhoura combinent parc récent et exposition marine, avec des façades neuves qui vieillissent vite quand le promoteur a économisé sur le système de façade.
Quartiers couverts
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Questions fréquentes
Comptez 45 à 95 DH le m² pour des murs intérieurs avec sous-couche et deux couches, préparation comprise, et 50 à 100 DH le m² pour un plafond. Une finition soignée avec enduit de lissage sur toute la surface, du type de ce qui se pratique dans les logements de fonction et les résidences diplomatiques, se situe entre 90 et 180 DH le m². Le prix se calcule sur la surface développée à peindre, murs et plafonds, jamais sur la surface au sol.
Elle repose sur quatre points concrets : des arêtes rigoureusement droites entre murs et plafonds, des raccords invisibles obtenus en travaillant à plusieurs pour garder le bord humide, un enduit de lissage sur toute la surface et non des rebouchages ponctuels, et un chantier rendu sans une projection sur les plinthes, interrupteurs ou vitrages. S'y ajoute un passage de reprise après séchage complet, à la lampe. C'est le double du temps passé, d'où le prix.
Pour un deux pièces de 70 m² correctement préparé, comptez cinq à sept jours ouvrés, temps de séchage entre couches compris. Un trois pièces de 110 m² demande huit à douze jours. Un artisan qui vous promet un deux pièces en trois jours vous propose une couche unique sans préparation. Prévoyez aussi la réservation : les bons peintres de Rabat sont souvent pris six à dix semaines à l'avance, davantage en juillet et août.
Du velouté ou du satiné lessivable dans les couloirs, la cuisine, la salle de bain et les chambres d'enfants. Le mat est plus beau et masque mieux les défauts du mur, mais il est impossible à nettoyer : un simple frottement de chiffon humide y laisse une trace brillante définitive. Le satiné coûte 10 à 15 % de plus au litre et vous fait gagner une rotation locative complète avant la réfection suivante. En contrepartie, il exige un support bien lissé.
Non, et c'est la principale erreur commise dans le bâti ancien de Hassan, de l'Océan et des Orangers. Une peinture anti-humidité masque la tache quatre à six mois, puis l'eau ressort à côté, en plus large. Le traitement correct consiste à identifier la cause, piocher l'enduit dégradé au-delà de la zone visible, brosser les sels à sec, laisser sécher deux à quatre semaines, puis appliquer un enduit d'assainissement macroporeux avant une finition perméable à la vapeur. Comptez 80 à 200 DH le m² traité.
Sur une façade exposée plein ouest à l'Océan ou vers Harhoura, un bon système siloxane tient cinq à sept ans, contre huit à douze ans pour une façade abritée à l'intérieur des terres. Le vent salé dépose en permanence du chlorure qui attaque le film. Un lavage doux tous les deux ans pour retirer ce dépôt prolonge très nettement la durée de vie du revêtement et coûte une fraction d'une réfection complète.
Trois contrôles simples. Éclairez le mur avec une lampe torche tenue presque parallèlement à la surface : une couche unique laisse des zones mates irrégulières. Inspectez les angles rentrants, le tour des prises et le raccord au plafond, où la teinte est plus faible si la deuxième couche a été sautée. Enfin, comptez les pots vides : il faut 70 à 85 litres pour 300 m² développés en deux couches, car un support réel consomme 7 à 8 m² par litre et par couche.
Parce que les meilleures équipes de la capitale travaillent en grande partie sur des marchés institutionnels : contrats-cadres de ministères, campagnes de remise en état de logements de fonction, chantiers d'ambassades et d'organisations internationales. Ces marchés se planifient des mois à l'avance et se concentrent souvent sur l'été, quand les bâtiments se vident. Un particulier doit réserver six à dix semaines à l'avance, et davantage pour juillet et août.
Oui, et c'est la première ligne que l'on supprime quand un client demande un geste commercial. Un plâtre neuf ou un enduit ciment récent est très absorbant et fortement alcalin. Sans sous-couche, la finition est absorbée de façon irrégulière, ce qui donne des zones mates et satinées visibles en lumière rasante, et l'alcalinité attaque le liant. Deux ans plus tard vous avez du farinage, des auréoles et des décollements dans les angles. La sous-couche coûte 20 à 40 DH le m².
La surface développée exacte en m², murs et plafonds séparés. La marque, la gamme, le taux de brillance et le code de teinte pour chaque couleur. Le nombre de couches, sous-couche nommée. Le détail de la préparation : rebouchage, ponçage, décapage éventuel, enduit de lissage total ou partiel, traitement anti-humidité s'il y a lieu. Le nombre de litres prévu, qui permet de vérifier la cohérence. La protection des sols et du mobilier, le nettoyage final, et un délai en jours ouvrés séchage compris.