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Service certifié · Jardinier · Casablanca

Jardinier à Casablanca : petits jardins, terrasses et espaces verts

À Casablanca, le jardin type n'est pas un parc mais un carré de 60 m², une terrasse exposée au vent d'ouest ou l'espace vert d'une résidence. Nos jardiniers vérifiés interviennent en villa, en appartement et en copropriété, d'Anfa à Bouskoura, avec un prix annoncé avant le premier passage.

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jardiniers vérifiés

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Mis à jour Juillet 2026

Jardinier taillant des buissons avec des cisailles
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02 — Les pros

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Rachid G.

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casablanca
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« Je suis un jeun marocain age de 28 ans deplomi en espace vert avec un expérience… »

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03Le jardin casablancais type n'est pas un parc

Le jardin casablancais type n'est pas un parc

Il faut commencer par corriger une image. Quand on cherche un jardinier à Casablanca, on ne cherche presque jamais quelqu'un pour entretenir un grand parc. Casablanca est une ville dense, verticale et chère au mètre carré, et cela façonne complètement le métier.

Dans les faits, quatre situations couvrent l'essentiel de la demande :

  • Le petit jardin de villa ou de duplex, entre 40 et 300 m², souvent à Anfa, Californie, Beauséjour, Oasis, Polo ou Bouskoura. Une pelouse, une haie périmétrique, deux ou trois arbres, parfois une piscine.
  • La terrasse ou le balcon d'appartement, à Maarif, Gauthier, Racine, Bourgogne ou Mers Sultan. Uniquement des pots, une exposition souvent difficile, et un vrai enjeu d'arrosage pendant les absences.
  • Les espaces verts d'une copropriété : pelouse d'entrée, massifs, haies, arrosage automatique, gérés par le syndic pour le compte des copropriétaires.
  • Les abords d'un immeuble de bureaux ou d'un commerce, à Sidi Maârouf, à Casablanca Finance City ou sur les grands boulevards, où le végétal fait partie de l'image de l'entreprise et doit être impeccable en permanence.

Cette réalité a trois conséquences pratiques. D'abord, les interventions sont courtes : une demi-journée suffit souvent, ce qui rend le passage mensuel ou bimensuel plus adapté que le jardinier à plein temps. Ensuite, l'accès est une contrainte permanente : parking impossible, ascenseur, escalier de service, syndic à prévenir, horaires imposés par le règlement de copropriété. Enfin, l'évacuation des déchets verts est un vrai sujet en ville dense, et rarement incluse par défaut.

Un jardinier habitué aux villas de la périphérie n'est pas forcément à l'aise sur une terrasse du douzième étage à Gauthier, et l'inverse est tout aussi vrai. Précisez votre configuration dès le premier appel, cela évite les devis à côté de la plaque.

04Air salin et vent d'ouest : ce qui tient vraiment sur la côte

Air salin et vent d'ouest : ce qui tient vraiment sur la côte

C'est la particularité que la plupart des guides de jardinage ignorent complètement. Casablanca est une ville atlantique, et l'air y transporte du sel en permanence, pas seulement les jours de tempête.

Sur la première ligne, à Ain Diab, le long de la corniche, à Dar Bouazza et sur les terrasses hautes exposées à l'ouest, les embruns déposent une pellicule saline sur les feuilles. Le sel brûle les tissus jeunes, le vent dessèche, et une plante mal choisie grille en trois semaines de printemps sans que personne ne comprenne pourquoi. Ajoutez le vent d'ouest quasi permanent, qui casse les tiges, dessèche les substrats et renverse les pots.

Ce qui tient réellement en front de mer :

  • Tamaris : le brise-vent côtier par excellence, il encaisse le sel et le vent sans broncher
  • Pittosporum tobira : la haie la plus fiable de la corniche, dense, taillable, très tolérante
  • Myoporum et atriplex : couvre-sol et haies basses, sans entretien
  • Agave, aloès, yucca, carpobrotus : pour les talus, les rocailles et les jardinières exposées
  • Laurier-rose, lantana, gazania, romarin rampant : de la fleur toute la saison sans exigences
  • Chamaerops, phoenix, cordyline : la structure verticale qui supporte l'air marin
  • Olivier : tolérant au sel et au vent, à condition d'avoir un sol drainant

Ce qui ne tiendra pas en front de mer : hortensia, camélia, érable japonais, bambou (dont le feuillage grille aux extrémités), rosier à grosses fleurs, agrumes en pot exposés plein ouest. Ces plantes peuvent parfaitement vivre à Casablanca, mais à quelques centaines de mètres du littoral et abritées du vent, pas face à l'océan.

Deux gestes qui changent tout : rincer le feuillage à l'eau douce après un coup de vent d'ouest marqué, ce qui élimine le dépôt salin avant qu'il ne brûle, et installer un brise-vent (canisse, claustra, haie de pittosporum) plutôt qu'un mur plein, qui crée des turbulences pires que le vent lui-même.

05Terrasses et patios : quoi faire pousser avec quatre heures de soleil

Terrasses et patios : quoi faire pousser avec quatre heures de soleil

Une grande partie des demandes casablancaises concerne un espace que personne n'appelle un jardin : une terrasse de 15 m², une courette entre deux immeubles, un balcon filant. Ce sont des milieux techniques, et l'erreur classique est d'y appliquer des conseils de plein jardin.

Commencez par mesurer la lumière, pas la surface. Une cour intérieure de Maarif ou de Gauthier entourée d'immeubles reçoit souvent trois à cinq heures de soleil direct, et seulement une partie de l'année. Une terrasse plein sud au dernier étage reçoit tout, plus la réverbération du sol. Ce sont deux jardins opposés, et presque aucune plante ne convient aux deux.

En cour ou en patio ombragé, misez sur des feuillages de mi-ombre : fatsia japonica, aspidistra, fougères, philodendron, monstera, spathiphyllum, aucuba, clivia, ficus pumila sur le mur, lierre. Ils donnent du volume et du vert sans exiger de soleil. Ce qui échoue systématiquement à l'ombre : lavande, romarin, cactus, tomates, agrumes fruitiers et à peu près tout ce qui est vendu comme plante de plein soleil.

Sur une terrasse exposée, la contrainte devient l'inverse : chaleur du sol, vent, dessèchement. Trois règles :

  • Gros volumes uniquement. Un pot de 15 litres sur une terrasse casablancaise sèche en un jour et demi l'été. Comptez 40 à 60 litres minimum pour un arbuste, 80 et plus pour un petit arbre.
  • Surélevez les pots sur des cales ou des chariots, pour éviter le contact direct avec un sol brûlant et pour permettre le drainage.
  • Automatisez l'arrosage. Un kit goutte-à-goutte pour terrasse avec programmateur sur robinet coûte 800 à 2 500 DH posé. C'est ce qui fait la différence entre une terrasse qui survit à trois semaines d'août et une terrasse qu'il faut entièrement replanter en septembre.

Vérifiez enfin deux points avant de charger une terrasse : la surcharge admissible (dix pots de 60 litres pleins de terre humide représentent plusieurs centaines de kilos, sujet à évoquer avec le syndic dans un immeuble ancien), et l'étanchéité. L'eau d'arrosage qui stagne sous une jardinière posée à même la dalle finit toujours par se retrouver chez le voisin du dessous.

06Espaces verts de copropriété : qui paie et comment se chiffre le contrat

Espaces verts de copropriété : qui paie et comment se chiffre le contrat

C'est un pan entier du jardinage casablancais, et il fonctionne selon des règles qui n'ont rien à voir avec le particulier.

Le cadre. Dans une résidence, les espaces verts sont des parties communes au sens de la loi 18-00 relative au statut de la copropriété. Leur entretien est une charge commune, répartie entre les copropriétaires selon leur quote-part, et il est décidé en assemblée générale. Le syndic signe le contrat et paie le prestataire sur le budget voté, il n'a pas à décider seul d'un aménagement significatif.

Concrètement, cela veut dire trois choses pour un jardinier comme pour un copropriétaire :

  • La tonte, la taille des haies, le désherbage et l'arrosage des parties communes sont payés par tous, au prorata des tantièmes
  • Le jardin privatif d'un rez-de-chaussée est une partie privative à jouissance exclusive : c'est son occupant qui paie son entretien, pas la copropriété. C'est la source de litige numéro un en résidence
  • Une replantation ou un réaménagement dépasse l'entretien courant et doit passer par un vote en assemblée générale, avec devis à l'appui

Comment se chiffre un contrat. Les prestataires d'espaces verts à Casablanca facturent au mois, sur la base d'une surface, d'une fréquence de passage et d'un nombre d'heures de présence. Pour une résidence de 1 000 à 2 000 m² d'espaces verts avec deux passages par mois, la fourchette courante est de 2 500 à 8 000 DH par mois. Une petite résidence avec 300 m² de pelouse et quelques haies tombe plutôt entre 1 200 et 2 500 DH.

Les postes qui font varier le prix, et qu'un syndic doit faire détailler ligne par ligne : la fréquence réelle (deux passages par mois, ce n'est pas quatre), la prise en charge ou non de l'arrosage automatique et de ses réparations, l'évacuation des déchets verts, les traitements phytosanitaires, le remplacement des végétaux morts, et le nettoyage des allées et des abords de parking.

Un conseil aux conseils syndicaux : demandez toujours un planning annuel écrit plutôt qu'un simple prix mensuel. Un prestataire qui passe consciencieusement de mars à juin puis disparaît en août est un cas classique, et c'est précisément en août que la résidence a besoin de lui.

07Humidité, oïdium et maladies du gazon en climat côtier

Humidité, oïdium et maladies du gazon en climat côtier

Casablanca ne souffre pas de la sécheresse extrême d'une ville de l'intérieur, mais elle a son propre problème : l'humidité. Brumes matinales, rosée abondante, hygrométrie élevée une bonne partie de l'année, températures douces. C'est exactement ce que les champignons attendent.

Sur le gazon, les maladies fongiques sont le premier motif de dégradation d'une pelouse casablancaise. Plaques jaunes ou brunes qui s'étendent, feutrage cotonneux visible au petit matin, taches circulaires : fusariose, pythium et rouille sont les suspects habituels. Les causes sont presque toujours les mêmes, et elles sont évitables :

  • Arroser le soir. Le pire réflexe possible ici. Le gazon reste humide douze heures et le champignon s'installe. Arrosez le matin tôt.
  • Tondre trop court. Une pelouse rase est plus fragile. Restez à 4 ou 5 cm.
  • Un feutre épais qui retient l'humidité au ras du sol. Une scarification par an, au printemps, règle le problème.
  • Un sol compacté et mal drainé. Une aération à la fourche ou au scarificateur améliore tout de suite les choses.
  • Trop d'azote. Un excès d'engrais riche en azote donne un gazon vert, tendre et malade. Préférez un engrais équilibré.

Sur les arbustes, l'humidité côtière favorise l'oïdium (feutrage blanc sur les rosiers, les lauriers et les cucurbitacées) et la cochenille, dont le miellat fait ensuite noircir le feuillage par la fumagine. Vous verrez cela sur les ficus, les lauriers-tins, les agrumes de terrasse et les palmiers d'ornement de tout Casablanca.

Le traitement le plus efficace n'est pas chimique, il est mécanique : aérer. Une haie trop dense, un massif trop serré, des arbustes plantés contre un mur sans circulation d'air sont des incubateurs. Une taille d'éclaircie, l'espacement des plantations et le retrait des feuilles mortes au sol suppriment la majorité des problèmes avant qu'ils ne commencent.

08L'eau à Casablanca : ce que coûte vraiment un gazon arrosé

L'eau à Casablanca : ce que coûte vraiment un gazon arrosé

Bonne nouvelle par rapport à l'intérieur du pays : Casablanca reçoit de l'ordre de 400 mm de pluie par an, l'été y est doux (25 à 28°C le plus souvent) et l'humidité de l'air limite l'évaporation. Un jardin casablancais consomme grosso modo moitié moins qu'un jardin marrakchi équivalent.

Cela ne veut pas dire que l'eau est gratuite. La facture Lydec est établie par tranches progressives : plus vous consommez, plus le mètre cube coûte cher, et l'assainissement plus la TVA s'ajoutent au prix affiché. Un foyer qui bascule dans les tranches hautes uniquement à cause de son arrosage paie son eau de jardin bien plus cher qu'il ne l'imagine.

Le calcul, pour un gazon de 100 m². En été, comptez 4 à 6 litres par m² et par jour, soit 400 à 600 litres quotidiens, c'est-à-dire 12 à 18 mètres cubes par mois. Sur l'année, entre 90 et 130 mètres cubes. En tenant compte des tranches hautes, de l'assainissement et de la TVA, cela représente couramment 1 200 à 2 500 DH par an pour 100 m² de pelouse, tonte et engrais non compris.

Ce n'est pas ruineux, mais c'est un poste récurrent qu'il vaut mieux décider en connaissance de cause. Les leviers, par ordre d'efficacité :

  • Arroser tôt le matin, jamais à midi ni le soir. Le matin limite l'évaporation sans laisser le gazon humide toute la nuit.
  • Un programmateur, 300 à 800 DH pour un modèle sur robinet. Il supprime à la fois les oublis et les arrosages inutiles après une pluie.
  • Couper l'arrosage de novembre à mars. Beaucoup de systèmes casablancais tournent toute l'année par simple négligence, alors que la pluie suffit largement l'hiver.
  • Goutte-à-goutte sur tout ce qui n'est pas du gazon. Massifs, haies et arbres n'ont aucune raison d'être arrosés par aspersion.
  • Pailler les massifs sur 5 cm, ce qui réduit nettement les besoins et le désherbage.

Un dernier point souvent ignoré : dans une villa, la fuite d'un réseau d'arrosage enterré ne se voit pas. Elle se lit sur la facture. Si votre consommation grimpe sans raison, faites contrôler le circuit avant d'accuser la piscine.

09Taille et haies : le vrai pain quotidien du jardinier casablancais

Taille et haies : le vrai pain quotidien du jardinier casablancais

Si l'on regarde ce que font réellement les jardiniers à Casablanca, semaine après semaine, ce n'est ni de la création paysagère ni du gazon : c'est de la taille. Haies, arbustes et arbres urbains représentent l'essentiel du travail facturé.

Les haies. Presque toutes les villas casablancaises en ont une : troène, pittosporum, cyprès, laurier du Portugal, hibiscus, bougainvillier palissé. Une haie se taille deux à trois fois par an sous ce climat, davantage si vous la voulez nette. Le prix se calcule au mètre linéaire, de 25 à 80 DH selon la hauteur et la densité, ou à la journée pour les gros linéaires.

Les erreurs qui abîment une haie sur le long terme sont toujours les mêmes : tailler à la même hauteur chaque année sans jamais rabattre (la haie se dégarnit du bas et devient une palissade transparente), tailler avec les faces parallèles au lieu de donner une légère forme trapézoïdale qui laisse la lumière atteindre la base, et tailler en pleine période de nidification au printemps.

Les arbres. Casablanca est plantée de ficus, de mimosas, de jacarandas, de palmiers et de pins, dont beaucoup en limite de propriété ou au-dessus d'une voiture. L'élagage d'un sujet adulte coûte 300 à 1 500 DH selon la taille, l'accès et la nécessité de travailler sur corde ou en nacelle.

Une mise en garde nette : l'étêtage est une mauvaise pratique. Couper la tête d'un arbre pour le raccourcir provoque des rejets nombreux, faibles et mal attachés, qui casseront dans cinq ans exactement là où vous ne le voulez pas, tout en ouvrant de larges plaies qui ne se referment jamais. Un professionnel compétent propose une réduction raisonnée ou un éclaircissement, jamais un étêtage.

Vérifiez aussi que le jardinier travaille en sécurité : casque, harnais s'il grimpe, périmètre balisé, et surtout une assurance responsabilité civile. Un ficus mal descendu sur la voiture du voisin, à Californie ou à Anfa, coûte beaucoup plus cher que la taille.

10Ce que vendent les pépinières et ce qui passera vraiment l'hiver

Ce que vendent les pépinières et ce qui passera vraiment l'hiver

Les pépinières de la route de Bouskoura, de Dar Bouazza, de la route d'El Jadida et le marché aux fleurs sont bien fournis, à des prix nettement inférieurs à l'Europe. Le problème n'est pas le choix, c'est que beaucoup de ce qui s'y vend n'est pas adapté à l'endroit exact où vous allez le planter.

Trois pièges reviennent en permanence.

Le piège des plantes de serre. Une plante élevée sous ombrière, arrosée deux fois par jour, superbe en pot, n'a jamais vu le vent ni le plein soleil. Plantée telle quelle en février sur une terrasse exposée, elle s'effondre en deux semaines. Demandez systématiquement si le sujet a été acclimaté à l'extérieur, et prévoyez une période de transition à mi-ombre avant l'exposition définitive.

Le piège du tropical. Casablanca a un hiver doux, mais pas tropical : les nuits descendent régulièrement à 8 ou 10°C entre décembre et février, avec du vent et de l'humidité. Les plantes vraiment tropicales vendues en jardinerie survivent souvent le premier hiver, puis végètent et meurent au second. Ce qui traverse un hiver casablancais sans souci : pittosporum, laurier-rose, bougainvillier, olivier, agrumes en situation abritée, palmiers, agaves, romarin, lantana, plumbago, hibiscus.

Le piège de la taille du contenant. Un grand sujet en petit conteneur est presque toujours un mauvais achat : les racines tournent, l'arbre ne reprendra pas. Sortez la motte, regardez-la. Des racines qui s'enroulent en spirale au fond du pot signalent un sujet resté trop longtemps en conteneur, et un jardinier sérieux vous le déconseillera même s'il est beau.

Deux conseils de calendrier. Plantez entre octobre et mars, la période humide et douce, et jamais en juillet. Et achetez les arbres et arbustes structurants avec votre jardinier, pas avant de l'avoir consulté : le meilleur arbitrage entre ce que vous aimez et ce qui tiendra chez vous se fait devant les plantes, pas au téléphone.

11Comment un jardinier facture à Casablanca et ce que doit contenir un devis

Comment un jardinier facture à Casablanca et ce que doit contenir un devis

Trois modes de facturation coexistent, et chacun a son usage.

À la journée. 250 à 550 DH pour huit heures de main d'oeuvre, hors fournitures. Adapté aux remises en état, aux débroussaillages et aux gros chantiers ponctuels. On paie du temps, pas un résultat, donc à réserver aux travaux qu'on peut superviser.

Au forfait. Prix fixe pour un travail défini : tailler 60 mètres linéaires de haie, poser 80 m² de gazon, installer un arrosage de terrasse, élaguer trois ficus. C'est le mode le plus sain dès que le chantier est chiffrable, parce que le risque de dépassement reste chez le prestataire.

Au contrat mensuel. Le format dominant à Casablanca : un ou deux passages par mois, 250 à 700 DH le passage pour un petit jardin de villa, 1 200 à 8 000 DH par mois pour une copropriété selon la surface. Sur la durée, c'est le mode qui donne les meilleurs jardins, parce que le prestataire connaît les lieux et anticipe.

Ce qu'un devis sérieux doit préciser :

  • La fréquence et la durée réelles des passages, pas seulement un montant mensuel
  • Les tâches incluses : tonte, taille des haies, désherbage, contrôle de l'arrosage, ramassage des feuilles, nettoyage des allées
  • Ce qui est exclu et facturé à part : élagage, traitements, remplacement de végétaux, réparation de l'arrosage automatique
  • Qui fournit et qui paie les plantes, le terreau, l'engrais et le paillage. L'usage casablancais veut que le client achète et que le jardinier conseille, mais cela doit être écrit
  • L'évacuation des déchets verts : c'est le litige le plus fréquent en ville. Une taille de haie ou un élagage produit un volume qu'aucune poubelle d'immeuble n'absorbe. Comptez 300 à 1 200 DH par enlèvement selon le volume, et faites-le figurer noir sur blanc
  • Le matériel apporté (tondeuse, taille-haie, souffleur, tronçonneuse, nacelle) et ce que vous devez fournir, eau et électricité comprises
  • Pour les traitements, le produit utilisé et son homologation, en particulier dans une résidence avec des enfants ou une aire de jeux
  • Une attestation d'assurance responsabilité civile, indispensable dès qu'on travaille en hauteur ou en copropriété

12Employer un jardinier régulièrement : contrat, CNSS et compétence

Employer un jardinier régulièrement : contrat, CNSS et compétence

Beaucoup de foyers casablancais font venir la même personne chaque semaine, parfois depuis des années, sans rien avoir formalisé. Il faut savoir ce que cela implique.

Dès lors que quelqu'un vient à horaires réguliers, sous vos instructions et avec votre matériel, la relation est un contrat de travail et non une prestation ponctuelle. En pratique :

  • Un contrat écrit, même simple : identité, lieu, horaires, tâches, rémunération, date de début, congés
  • La déclaration et l'affiliation CNSS, avec cotisations mensuelles
  • Le respect du salaire minimum et du repos hebdomadaire
  • Un bulletin de paie ou, au minimum, un reçu signé chaque mois

Ce n'est pas seulement une obligation légale. Le jardinage se pratique à la tronçonneuse, sur des escabeaux et parfois dans un arbre. Un accident chez vous, avec une personne non déclarée, vous expose directement. Et un jardinier couvert reste plus longtemps, ce qui vaut mieux qu'un remplaçant tous les six mois qui redécouvre l'arrosage automatique à chaque fois.

Si vous préférez éviter le statut d'employeur, passez par une société d'entretien d'espaces verts qui facture une prestation, emploie ses équipes et fournit une attestation d'assurance. Le coût horaire est plus élevé, la tranquillité aussi.

Comment juger la compétence avant de confier un arbre à quelqu'un. Quatre questions suffisent :

  • Comment réduiriez-vous ce ficus ? S'il répond qu'il va couper la tête, c'est un étêtage, et c'est éliminatoire.
  • À quelle heure arrosez-vous une pelouse ici ? Le soir est une mauvaise réponse en climat humide, cela fabrique des champignons.
  • Que faites-vous des déchets de coupe ? Une réponse vague annonce des sacs qui restent trois semaines devant le portail.
  • Quelle plante mettriez-vous ici, face au vent d'ouest ? S'il propose un hortensia sur la corniche, il ne connaît pas la côte.

Enfin, demandez à voir deux jardins qu'il suit depuis plus d'un an. Les haies (nettes ou en escalier), la base des haies (garnie ou dégarnie), le paillage au pied des massifs et l'état du gazon en fin d'été racontent plus que n'importe quel discours.

13 — Tarifs 2026

Ce que ça coûte, vraiment.

Tarifs moyens constatés à Casablanca. Main d'œuvre + matériel standard inclus.

InterventionMinMoyenMax
Journée de jardinier (8h, main d'oeuvre seule)250 MAD400550 MAD
Taille de haie, par mètre linéaire (hauteur jusqu'à 2 m)25 MAD4580 MAD
Élagage d'un arbre adulte (ficus, mimosa, palmier)300 MAD6001500 MAD
Création de gazon, préparation et placage (par m²)70 MAD110170 MAD
Arrosage automatique terrasse ou petit jardin (jusqu'à 150 m²)2500 MAD50009000 MAD
Entretien mensuel, par passage (petit jardin de villa)250 MAD450700 MAD
Contrat espaces verts copropriété (par mois, 1 000 à 2 000 m²)2500 MAD45008000 MAD
Jardinier à temps partiel, 1 jour par semaine (par mois)1200 MAD18002500 MAD
Évacuation des déchets verts (par enlèvement)300 MAD6001200 MAD

* Prix indicatifs · varient selon complexité. Mise à jour : Juillet 2026.

Conseils d'expert

8 choses que personne ne vous dit.

01

Rincez le feuillage à l'eau douce après un fort vent d'ouest : le dépôt salin brûle les tissus jeunes en quelques jours à Ain Diab et sur toute la corniche.

02

Arrosez le matin tôt, jamais le soir. En climat humide, un gazon qui reste mouillé la nuit développe fusariose, pythium et rouille.

03

Coupez complètement l'arrosage automatique de novembre à mars. Beaucoup de systèmes casablancais tournent toute l'année par simple négligence.

04

Sur une terrasse, ne descendez pas sous 40 à 60 litres de substrat par arbuste, surélevez les pots sur cales et branchez un goutte-à-goutte programmé avant de partir en vacances.

05

Donnez à vos haies une forme légèrement trapézoïdale, plus large en bas qu'en haut, sinon la base se dégarnit et vous vous retrouvez avec une palissade transparente.

06

Refusez tout étêtage d'arbre. Exigez une réduction raisonnée ou un éclaircissement de couronne, et vérifiez que le prestataire a une assurance responsabilité civile avant qu'il ne monte.

Connaissance locale

À Casablanca, ce qu'il faut savoir.

Le jardinage casablancais se joue sur trois terrains très différents. La ceinture de villas, d'Anfa et Anfa Supérieur à Californie, Beauséjour, Oasis, Polo et jusqu'à Bouskoura et Dar Bouazza, concentre les petits jardins de 40 à 300 m² avec pelouse, haie périmétrique et quelques ficus ou palmiers : c'est le domaine du contrat mensuel à un ou deux passages. Les terrasses et balcons de Maarif, Gauthier, Racine, Bourgogne et Mers Sultan forment un marché à part, entièrement en pots, où la lumière disponible et l'automatisation de l'arrosage comptent plus que tout le reste. Enfin les espaces verts de copropriété et les abords de bureaux de Sidi Maârouf et de Casablanca Finance City relèvent d'une logique de contrat annuel voté en assemblée générale, encadré par la loi 18-00. Par-dessus tout cela, une contrainte commune que l'intérieur du pays ne connaît pas : l'air salin et le vent d'ouest, qui décident de ce qui pousse à Ain Diab, sur la corniche et sur les terrasses hautes, et l'humidité côtière, qui fait des maladies fongiques le premier ennemi des pelouses casablancaises.

Quartiers couverts

10 quartiers de Casablanca.

MaarifAin DiabAnfaHay HassaniBelvedereBourgogneSidi MaaroufOulfaAin SebaaGauthier

Qui écrit cette page

Écrit et vérifié par l'équipe Allo Maison.

Les tarifs sont recoupés avec les demandes que nous traitons réellement à Casablanca, et revus chaque trimestre. Les références légales (loi 19-12, CNSS, casier judiciaire) renvoient aux textes en vigueur : elles décrivent le cadre, elles ne remplacent pas un conseil juridique.

Dernière vérification : Juillet 2026. Une erreur ou un tarif qui a bougé ? Dites-le-nous.

Aller plus loin

Liens connexes.

Questions fréquentes

Ce que vous nous demandez le plus.

Combien coûte un jardinier à Casablanca ?+

À la journée, comptez 250 à 550 DH pour huit heures de main d'oeuvre hors fournitures. En contrat mensuel, un passage sur un petit jardin de villa se situe entre 250 et 700 DH, et un jardinier venant un jour par semaine revient à 1 200 à 2 500 DH par mois. Pour une copropriété de 1 000 à 2 000 m² d'espaces verts, le contrat mensuel se négocie entre 2 500 et 8 000 DH. Les travaux ponctuels comme l'élagage ou la pose de gazon se facturent au forfait.

Quelles plantes résistent à l'air marin sur la corniche de Casablanca ?+

En première ligne, à Ain Diab, sur la corniche ou à Dar Bouazza, les valeurs sûres sont le tamaris, le pittosporum tobira, le myoporum, l'atriplex, les agaves, aloès et yuccas, le carpobrotus, le laurier-rose, le lantana, la gazania, le romarin rampant, les chamaerops et l'olivier. À éviter absolument face à l'océan : hortensia, camélia, érable japonais, bambou et rosiers à grosses fleurs, qui brûlent sous les embruns. Un rinçage du feuillage à l'eau douce après un fort vent d'ouest prolonge nettement la vie des plantations.

Que peut-on faire pousser sur une terrasse ombragée à Maarif ou Gauthier ?+

Dans une cour ou sur un balcon qui ne reçoit que trois à cinq heures de soleil, misez sur les feuillages de mi-ombre : fatsia japonica, aspidistra, fougères, philodendron, monstera, spathiphyllum, aucuba, clivia, ficus pumila palissé sur le mur et lierre. Oubliez la lavande, le romarin, les cactus, les tomates et les agrumes fruitiers, qui s'étiolent sans plein soleil. Le volume du pot compte autant que l'espèce : 40 à 60 litres minimum pour un arbuste.

Qui paie l'entretien des espaces verts dans une résidence à Casablanca ?+

Les espaces verts communs sont des parties communes au sens de la loi 18-00 sur la copropriété : leur entretien est une charge commune, répartie entre copropriétaires au prorata des quotes-parts et votée en assemblée générale, le syndic signant le contrat. En revanche, le jardin privatif d'un rez-de-chaussée est une partie privative à jouissance exclusive et reste à la charge de son occupant. C'est la confusion la plus fréquente et la principale source de litige en résidence.

Combien coûte l'arrosage d'une pelouse à Casablanca ?+

Une pelouse consomme 4 à 6 litres par m² et par jour en été, soit 12 à 18 m³ par mois pour 100 m², et 90 à 130 m³ sur l'année. Compte tenu des tranches progressives Lydec, de l'assainissement et de la TVA, cela représente couramment 1 200 à 2 500 DH par an pour 100 m², tonte et engrais non compris. C'est environ moitié moins qu'à Marrakech, mais cela reste un poste récurrent. Coupez l'arrosage de novembre à mars, la pluie casablancaise suffit largement.

Pourquoi ma pelouse fait-elle des plaques jaunes à Casablanca ?+

Presque toujours une maladie fongique favorisée par l'humidité côtière : fusariose, pythium ou rouille. Les causes habituelles sont l'arrosage du soir qui laisse le gazon humide toute la nuit, une tonte trop rase, un feutre épais qui retient l'eau au ras du sol, un sol compacté et un excès d'engrais azoté. Arrosez le matin tôt, remontez la hauteur de coupe à 4 ou 5 cm, scarifiez une fois par an au printemps et passez à un engrais équilibré. Le traitement chimique ne sert à rien si la cause reste en place.

Faut-il étêter un grand ficus qui gêne dans un jardin casablancais ?+

Non. L'étêtage, qui consiste à couper la tête de l'arbre pour le raccourcir, provoque des rejets nombreux, faibles et mal attachés qui casseront dans quelques années, et ouvre de larges plaies qui ne cicatrisent jamais. Un professionnel compétent propose une réduction raisonnée ou un éclaircissement de la couronne, qui règle le problème sans compromettre l'arbre. Un jardinier qui propose spontanément un étêtage n'a pas le niveau requis pour toucher un arbre adulte.

Quelle est la meilleure période pour planter à Casablanca ?+

Entre octobre et mars, quand le climat est doux et humide et que la plante peut s'enraciner avant l'été. Novembre et février sont les deux meilleures fenêtres. Évitez juillet et août : même à Casablanca, où la chaleur est modérée, une plantation d'été demande un arrosage constant et reprend nettement moins bien. Pour les arbres et arbustes structurants, achetez-les avec votre jardinier plutôt que seul en pépinière, l'arbitrage se fait devant les plantes.

Qui paie les plantes et l'évacuation des déchets verts ?+

L'usage casablancais veut que le client achète les végétaux, le terreau, l'engrais et le paillage, le jardinier conseillant sur les espèces et les quantités. Certains professionnels proposent la fourniture avec une marge, ce qui est légitime mais doit être annoncé. L'évacuation des déchets verts n'est presque jamais incluse dans un contrat d'entretien : elle se facture 300 à 1 200 DH par enlèvement selon le volume. En ville dense, c'est le point à verrouiller par écrit avant de signer.

Faut-il déclarer un jardinier qui vient toutes les semaines ?+

Oui. Dès lors qu'une même personne intervient à horaires réguliers, sous vos instructions et avec votre matériel, il s'agit d'un contrat de travail : contrat écrit, affiliation et cotisations CNSS, salaire minimum, repos hebdomadaire et bulletin de paie ou reçu signé. Au-delà de la loi, un accident survenu chez vous avec une personne non déclarée vous expose directement, et le métier se pratique à la tronçonneuse et en hauteur. Si vous préférez éviter le statut d'employeur, passez par une société d'entretien d'espaces verts qui facture une prestation et fournit son attestation d'assurance.