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Vérifiez sur quelle profondeur le prestataire ouvre le calendrier : un séjour d'hiver se réserve dès septembre, et six mois d'ouverture font rater la moitié de la haute saison agadirie.
Agadir ne se loue ni comme Marrakech ni comme Casablanca. Ville reconstruite après le séisme de 1960 sur un plan orthogonal, elle se gère en voiture, adresse par adresse, et ses voyageurs y restent des semaines, parfois des mois, plutôt que trois nuits. Cette durée retourne l'économie du contrat : moins de rotations, donc moins de ménages facturés, donc une commission qui se tient entre 18 et 22 %. Voici les prix réels de 2026, le mécanisme qui les explique, et ce que le sable et l'air marin obligent à faire écrire avant de signer.
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03 — Une ville dessinée d'un trait, et ce que le plan orthogonal change
Agadir est la seule grande ville marocaine de location courte durée qui n'a pas de centre historique. Reconstruite après le séisme de 1960, elle a été tracée sur un plan orthogonal : avenues larges, îlots réguliers, immeubles récents, adresses numérotées et lisibles. Ce détail d'urbanisme est la première ligne du budget de gestion, et presque personne ne le formule.
Concrètement, une rotation agadirie, c'est une voiture, une place de stationnement et un ascenseur. Le linge propre monte en une fois, le linge sale redescend de même, l'équipe de ménage arrive avec son matériel, et le voyageur trouve la porte tout seul. Là où d'autres marchés marocains facturent la difficulté d'accès, Agadir ne facture rien de tel : il n'y a pas de difficulté d'accès.
Trois conséquences directes sur ce que vous devez accepter de payer :
Le revers de cette facilité mérite d'être dit : parce que l'accès est simple, la barrière à l'entrée du métier est basse à Agadir. Beaucoup de petites structures se créent, et ce qui les distingue n'est pas la capacité à atteindre la porte — tout le monde y arrive — mais deux choses bien moins visibles : la capacité à remplir les semaines creuses, et la capacité à tenir un logement contre le sable et le sel. Ce sont les deux seuls critères qui comptent vraiment dans le choix d'un prestataire agadiri, et ce sont ceux qu'on ne voit pas sur une page tarifs.
Un point de vigilance malgré tout : l'adresse est lisible, mais l'entrée de la résidence ne l'est pas toujours. Portail, badge, télécommande de parking, interphone hors service : la dernière dizaine de mètres est le seul endroit où une arrivée agadirie échoue. Elle relève du syndic, pas du prestataire, et se traite en amont.
04 — Le séjour long retourne l'économie de la commission
C'est le mécanisme central de ce marché, et il explique à lui seul pourquoi une commission agadirie se négocie plus bas qu'une commission marrakchie. Un logement d'Agadir n'accueille pas dix à quinze séjours par mois : il en accueille souvent un seul, qui dure le mois entier.
Prenons un T2 de Founty qui produit 12 000 DH de revenu locatif mensuel. L'hypothèse de revenu est la même dans les deux cas ; seule la forme des séjours change.
| Mois type | Nombre de séjours | Ménages de départ | Accueils à organiser |
|---|---|---|---|
| Août, familles marocaines | 7 à 8 | 7 à 8 | 7 à 8 |
| Janvier, couple européen au mois | 1 | 1 | 1 |
À 20 %, le prestataire facture 2 400 DH dans les deux cas. En août, il organise huit rotations complètes. En janvier, une arrivée, un départ, et quelques passages d'entretien. Le travail n'a rien de comparable, la rémunération est identique. C'est la raison de fond pour laquelle 25 % ne se défend pas sur un appartement agadiri standard, et pour laquelle 18 % est un point de départ légitime en négociation.
Il existe et il est recevable. Les plateformes permettent de paramétrer des remises hebdomadaires et mensuelles, et ce sont elles qui remplissent l'hiver agadiri : un couple qui réserve trois mois ne paie pas le tarif d'une nuit isolée. Le revenu mensuel baisse donc mécaniquement par rapport à la même occupation vendue à la nuit, et la commission avec lui. Autrement dit, le prestataire touche moins sur un logement bien rempli en séjour long que sur un logement fragmenté, alors même que c'est le séjour long qui sécurise votre année.
Cette tension entre les deux arguments est la négociation agadirie. Elle a une issue simple : proposez un taux qui suit la forme du séjour plutôt qu'un taux unique. Un point de moins sur les mois en séjour long, un point de plus sur les mois fragmentés d'été. Ce n'est pas une pratique de marché établie, c'est une proposition à faire — et un prestataire qui refuse d'en discuter vous dit surtout qu'il n'a pas modélisé son propre coût.
Le marché marocain se rémunère au pourcentage du revenu locatif, jamais au forfait sec : médiane 20 %, fourchette de 15 à 30 % selon la ville et le type de bien. Le forfait mensuel intégral existe malgré tout, entre 1 100 et 4 400 DH selon le périmètre. À Agadir, il redevient intéressant précisément parce que la charge est prévisible en hiver : au-delà d'environ 12 500 DH de revenu mensuel, un forfait de 2 500 DH revient moins cher que 20 % de commission. C'est de l'arithmétique, pas une opinion, et le seuil se recalcule en divisant le forfait proposé par le taux proposé.
Reste le minimum mensuel, entre 500 et 800 DH selon la ville, facturé même sans réservation. Il figure rarement sur une page tarifs et se découvre au premier relevé. À Agadir, la question n'est pas de savoir s'il s'applique en hiver — l'hiver est plein — mais s'il s'applique dans les deux entre-deux. Car le creux agadiri n'est mécaniquement ni l'hiver ni le plein été : ce sont les intersaisons, quand les hivernants sont repartis et que les familles ne sont pas encore arrivées. Faites nommer ces mois-là dans le contrat.
05 — La saison est inversée, et c'est l'erreur la plus coûteuse
Un propriétaire qui recopie une grille tarifaire marrakchie sur un bien d'Agadir brade son meilleur mois. À Marrakech, janvier est creux. À Agadir, janvier est le sommet de l'année. L'inversion est totale, et elle se paie deux fois : une remise appliquée en haute saison, et un prix trop haut maintenu quand la demande a basculé.
De l'automne au début du printemps, Agadir vend une chose que peu de destinations méditerranéennes proposent : un soleil fiable en hiver. La clientèle qui vient pour cela — retraités et hivernants d'Europe du Nord, joueurs de golf, télétravailleurs qui fuient la grisaille — ne réserve pas trois nuits. Elle réserve un mois, deux mois, parfois trois. Trois conséquences opérationnelles :
L'été renverse la clientèle : familles marocaines, séjours courts, groupes plus nombreux par logement, réservations de dernière minute. Les attentes changent aussi — nombre de couchages, cuisine réellement équipée, proximité de la plage et des commerces l'emportent sur le calme et le bureau. Un logement meublé pour un couple d'hivernants se retrouve sous-dimensionné en août, et l'inverse est vrai.
Un point de méthode : les fêtes religieuses suivent le calendrier lunaire et se déplacent d'une année sur l'autre. Une grille tarifaire recopiée telle quelle de l'année précédente désigne donc les mauvaises dates. C'est le genre d'erreur qui ne se voit jamais dans un relevé mensuel, parce qu'elle se compense sur la moyenne.
Plutôt que de demander à un prestataire ce qu'il ferait, demandez-lui de vous montrer le calendrier réel des douze derniers mois d'un bien comparable qu'il gère : taux d'occupation mois par mois, et prix moyen de la nuitée mois par mois. Deux signaux suffisent à trancher. Si la courbe des prix ne monte pas en hiver, il applique une grille pensée pour une autre ville. Si l'occupation s'effondre aux intersaisons sans que le prix ait bougé, il ne pilote rien du tout.
06 — Le sable et l'air marin usent un logement plus vite qu'ailleurs
C'est la contrainte physique propre à la baie, et elle décide du budget d'entretien bien plus que l'âge de l'immeuble. Deux agents distincts, deux effets distincts, qui se cumulent toute l'année.
Il arrive sur les pieds, dans les serviettes, dans les sacs de plage, et il ne repart pas seul. Ses effets sont mécaniques : il raye les sols — carrelage brillant et parquet stratifié le supportent mal —, il s'accumule dans les rails des baies coulissantes jusqu'à les bloquer, il abrase les joints, et il finit dans les siphons de douche. Un logement de front de mer loué tout l'été sans protocole de sable perd son état de neuf en deux saisons, et cela se lit dans les photographies de l'annonce avant de se lire dans les avis.
Les réponses coûtent peu, mais elles doivent être écrites : un paillasson extérieur et un tapis intérieur à chaque entrée, un passage de balai avant l'aspirateur à chaque ménage, un nettoyage mensuel des rails de coulissants, et un contrôle des siphons à chaque changement de saison.
L'air marin attaque tout ce qui est métallique et exposé : charnières, garde-corps de balcon, mobilier extérieur, robinetterie, pommes de douche, et surtout les unités extérieures de climatisation. La corrosion n'est pas spectaculaire, elle est lente et continue, ce qui la rend facile à ignorer jusqu'au jour où une pièce casse en pleine saison. Un rinçage à l'eau douce des éléments extérieurs et une inspection visuelle à fréquence fixe suffisent à repousser l'échéance de plusieurs années.
Ces trois postes, plus le protocole de sable et le rinçage des extérieurs, forment la ligne d'entretien qu'un contrat agadiri doit porter nommément : fréquence, qui exécute, qui paie, et le plafond au-delà duquel le prestataire doit vous appeler avant d'engager la dépense. Les consommables, eux, tournent entre 150 et 400 DH par mois et par logement actif — et ils augmentent ici, parce qu'on lave plus souvent.
07 — Résidence, syndic et piscine commune : ce qui pèse sur le calcul
Une grande partie du parc locatif agadiri se trouve dans des résidences récentes, souvent fermées, avec syndic, parking et piscine commune. Ce n'est pas le même objet qu'un immeuble ancien de centre-ville, et la question à se poser n'est pas d'abord juridique — elle est comptable et opérationnelle.
Les charges de copropriété se paient que le logement soit occupé ou vide. Dans une résidence avec bassin, l'entretien de la piscine, le traitement de l'eau et l'appoint sont une ligne de charges collective : vous la payez, vous ne l'arbitrez pas, et vous ne pouvez pas la suspendre en intersaison. La piscine qui vend l'annonce est donc un coût fixe, pas un investissement modulable.
Cela change le calcul de rentabilité par rapport à un marché purement estival. Un logement agadiri occupé de novembre à mars et en juillet-août absorbe ses charges annuelles sans difficulté. Le même logement loué seulement l'été porte douze mois de charges sur deux mois de revenus. C'est précisément pour cela que la saison d'hiver n'est pas un bonus sur ce marché : c'est elle qui rend l'équation viable.
C'est le sujet dont personne ne parle avant d'y être confronté. Badges d'entrée, télécommandes de portail, places de parking numérotées, accès à la piscine : tout cela est administré par le syndic, avec un stock limité par lot et souvent un coût de remplacement. Or un logement en location courte durée fait circuler ces objets en permanence. Quatre questions à traiter avant le premier voyageur :
La loi 18-00 encadre la copropriété au Maroc, et le règlement propre à votre résidence peut restreindre l'activité commerciale dans les parties privatives ou l'usage des parties communes par des tiers. Dans les résidences agadiries conçues dès l'origine pour l'accueil de vacanciers, la contrainte est en général plus légère que dans un immeuble ancien de grande ville — mais elle n'est jamais nulle, et elle peut être durcie en assemblée générale. Le déclencheur est toujours le même : la piscine et le bruit. Une note de règles écrite remise au voyageur, en français et en anglais, avec les horaires du bassin et la règle de silence, désamorce l'essentiel — et vous serez content de pouvoir la produire le jour où le sujet arrive à l'ordre du jour.
Dernier point à vérifier : si votre résidence dispose déjà d'une structure d'exploitation qui commercialise des logements pour le compte des propriétaires, assurez-vous de ne pas superposer deux prestations qui se recouvrent. On ne paie pas deux commissions pour la même mise en ligne.
08 — Al Massira, les arrivées et le voisinage du nord
L'aéroport Al Massira se trouve à une trentaine de kilomètres du centre. Cette distance a une conséquence pratique que beaucoup de contrats traitent mal : le transfert n'est pas une politesse, c'est une prestation. Un aller-retour immobilise un véhicule et une personne pendant près de deux heures. Facturé zéro, il est absorbé dans la commission et rendu au rabais ; facturé séparément et annoncé à l'avance, il devient un service que les voyageurs longs achètent volontiers.
Un voyageur qui vient pour trois nuits veut une clé. Un couple qui vient pour trois mois arrive avec des valises lourdes, sans repères, souvent après un vol saisonnier qui atterrit à une heure inconfortable. Ce qu'il attend le premier jour n'a presque rien à voir avec la gestion locative au sens strict : de quoi remplir le réfrigérateur pour le premier soir, une carte SIM locale, où faire ses courses, comment fonctionne le chauffe-eau, à quelle heure passe le marché. Ces prestations d'installation sont peu coûteuses à rendre et déterminent l'avis, qui portera ensuite tout l'hiver suivant. Elles doivent être listées et tarifées à part, pas laissées à l'appréciation de celui qui ouvre la porte.
Signalons aussi la contrainte d'ordonnancement : les vols saisonniers arrivent par paquets, et deux voyageurs peuvent se présenter à la même heure. C'est là que l'arrivée autonome — possible à Agadir, on l'a vu, parce que les adresses sont trouvables — cesse d'être un confort pour devenir la seule façon de tenir. Demandez au prestataire ce qu'il fait quand trois arrivées tombent le même samedi soir. La réponse dit tout de sa structure réelle.
Une partie de la demande hivernale se cale sur les parcours de golf, au sud de la baie. Cette clientèle réserve long, revient d'une année sur l'autre, et attend un niveau d'équipement supérieur : rangement pour le matériel, place de stationnement sûre, entretien irréprochable. Elle tolère mal l'approximation, mais elle est fidèle — un même logement peut être reloué au même occupant plusieurs hivers de suite, ce qui supprime la commission de plateforme et change tout le calcul. Faites préciser dans le contrat ce qu'il advient d'un voyageur qui revient en direct : c'est une source de litige classique, et elle se règle en une phrase écrite.
À une vingtaine de kilomètres au nord, les villages de surf attirent une clientèle jeune, en petits logements, avec une saisonnalité et des attentes très différentes de celles de la baie. C'est un marché limitrophe, pas une extension d'Agadir. Si votre bien s'y trouve, la question à poser est simple et discriminante : le prestataire a-t-il une équipe sur place ? Gérer le nord depuis un bureau du centre d'Agadir ajoute une demi-heure de route à chaque geste, et cette demi-heure décide de la faisabilité d'une rotation le jour même en pleine saison.
09 — Cinq clauses qu'un contrat agadiri doit porter
Les litiges de gestion locative ne viennent presque jamais d'une malhonnêteté. Ils viennent d'un périmètre jamais écrit, découvert au premier incident. Cinq clauses suffisent à assainir une relation sur ce marché, et elles se rédigent avant signature, pas après.
Un préalable qui n'est pas une clause mais qui décide de tout le reste : le compte de la plateforme doit être ouvert à votre nom, le prestataire n'ayant qu'un accès délégué. C'est ce qui détermine si l'historique de réservations, les avis et le classement vous appartiennent le jour où vous changez d'exploitant. Faites lister par écrit ce qui vous est restitué au terme du contrat — clés, badges, accès, annonce, photographies, linge — et sous quel délai.
Trois obligations, enfin, restent les vôtres et ne sont pas propres à Agadir. L'hébergement de voyageurs étrangers s'accompagne d'obligations déclaratives auprès des autorités : faites écrire qui les exécute, vous restez l'hébergeur. Un contrat d'assurance habitation classique n'est pas conçu pour des occupants successifs, et l'absence de déclaration se découvre le jour du sinistre. Enfin, les revenus d'un bien meublé sont imposables, et le régime applicable dépend du volume, de la régularité et des services rendus : ce point se tranche avec un comptable sur votre situation réelle, jamais sur la parole d'un prestataire.
10 — Tarifs 2026
Tarifs moyens constatés à Agadir. Main d'œuvre + matériel standard inclus.
* Prix indicatifs · varient selon complexité. Mise à jour : Août 2026.
Conseils d'expert
01
Vérifiez sur quelle profondeur le prestataire ouvre le calendrier : un séjour d'hiver se réserve dès septembre, et six mois d'ouverture font rater la moitié de la haute saison agadirie.
02
Faites varier la durée minimale avec la saison : sept ou vingt-huit nuits en hiver pour protéger les séjours longs, deux ou trois nuits en été pour ne pas fermer la porte à la clientèle familiale marocaine.
03
Demandez à voir le calendrier réel des douze derniers mois d'un bien comparable — occupation et prix moyen mois par mois. Une courbe de prix qui ne monte pas en hiver signale une grille pensée pour une autre ville.
04
Faites écrire le ménage en cours de séjour long : sur un mois ou trois, sans passage intermédiaire, aucun ménage de départ ne rattrape l'état du logement, et c'est le voyageur suivant qui le note.
05
Inscrivez nommément au contrat les rails de coulissants, les siphons, les moustiquaires et les filtres de climatisation, avec une fréquence et un plafond d'intervention : c'est la ligne d'entretien que seule la côte impose.
06
Prévoyez un jeu de linge de plus que les trois habituels, soit environ un quart de budget en sus sur une dotation de 1 500 à 3 000 DH : l'humidité côtière fait échouer les rotations du jour même sur des draps encore humides, pas sur le ménage.
Connaissance locale
La demande locative agadirie se lit secteur par secteur, et l'écart de tarif suit la distance à la plage bien plus que la surface du logement.
La baie et le boulevard du 20 Août forment le cœur du marché : résidences touristiques récentes, souvent fermées et dotées d'une piscine commune, à distance de marche de la promenade, des restaurants et du sable. C'est là que la nuitée est la plus élevée, que la rotation est la plus simple — stationnement, ascenseur, adresse évidente — et que les commissions se placent en haut de la fourchette agadirie. C'est aussi le secteur le plus exposé au sel et au sable : un logement de première ligne demande le protocole d'entretien complet, sans exception.
Founty, ou Cité Founty, porte le segment haut : résidentiel récent et soigné, proche des parcours de golf et de la plage, appartements de standing et villas. La clientèle y est hivernale, âgée, fidèle, et attend un niveau d'équipement supérieur — rangement pour le matériel de golf, stationnement sûr, entretien sans reproche. Les séjours y sont les plus longs de la ville, ce qui rend le pourcentage particulièrement discutable : c'est le secteur où un forfait mensuel se défend le mieux.
Talborjt est le quartier central et populaire, animé, bien placé pour qui veut marcher jusqu'au centre et au marché. Le bâti y est plus dense et la nuitée nettement plus basse, ce qui change tout le calcul : une commission de 22 % sur un petit revenu laisse peu de chose, et la gestion autonome ou un forfait modeste y sont souvent plus rationnels. C'est aussi un secteur de séjours courts, donc de rotations fréquentes, à l'inverse de la logique dominante de la ville.
Dakhla, ou Cité Dakhla, est un quartier résidentiel familial, plus calme et plus éloigné du front de mer. La demande y est moins touristique et davantage tournée vers la moyenne durée : missions, installations, familles en transit. Le revenu à la nuitée est modeste, mais le taux d'occupation est régulier et la charge de gestion faible. Sonaba et Hay Mohammadi relèvent de la même logique résidentielle, avec une demande principalement locale.
Tikiouine, en retrait vers l'intérieur, et Anza, à l'extrémité nord du front de mer, sont des secteurs où la location courte durée reste marginale. Le calcul honnête consiste à les comparer sérieusement à une location à l'année, qui rapporte souvent autant pour une fraction du travail et sans exposition à la saisonnalité.
Au nord de la baie, Taghazout et Tamraght constituent un marché voisin et distinct : surf, clientèle jeune, petits logements, saisonnalité très marquée. Un prestataire basé au centre d'Agadir y ajoute une demi-heure de route à chaque geste, ce qui rend la rotation le jour même difficile en pleine saison. La question à lui poser est simplement de savoir s'il dispose d'une équipe sur place.
Un point transversal à toute la baie : la saison est inversée par rapport à l'intérieur du pays. L'hiver est la période forte, portée par des séjours d'un à trois mois, et l'été par une clientèle marocaine en séjours courts. Les creux sont les deux intersaisons. Toute grille tarifaire importée d'une autre ville marocaine se trompe donc de sens, et l'erreur ne se voit pas dans une moyenne annuelle : elle se voit mois par mois, quand janvier a été bradé.
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Écrit et vérifié par l'équipe Allo Maison.
Les tarifs sont recoupés avec les demandes que nous traitons réellement à Agadir, et revus chaque trimestre. Les références légales (loi 19-12, CNSS, casier judiciaire) renvoient aux textes en vigueur : elles décrivent le cadre, elles ne remplacent pas un conseil juridique.
Dernière vérification : Août 2026. Une erreur ou un tarif qui a bougé ? Dites-le-nous.
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Questions fréquentes
Comptez 18 à 22 % du revenu locatif pour un appartement en gestion complète, soit la fourchette basse à médiane du marché marocain, dont la médiane nationale est de 20 % et l'amplitude de 15 à 30 %. Agadir se tient sous Marrakech parce que les séjours y sont longs et les rotations rares : le prestataire fait moins de ménages et moins d'accueils pour un revenu propriétaire équivalent. Ajoutez un minimum mensuel fréquent de 500 à 800 DH, et vérifiez les mois exacts où il s'applique. Le forfait mensuel intégral existe aussi, de 1 100 à 4 400 DH selon le périmètre.
Parce que la ville vend du soleil d'hiver. De l'automne au printemps, elle accueille des hivernants d'Europe du Nord, des retraités et des joueurs de golf qui restent un à trois mois, pas trois nuits. L'été renverse la clientèle vers les familles marocaines, en séjours plus courts. Un même logement peut donc faire un seul séjour en janvier et sept ou huit en août, avec un revenu mensuel comparable — ce qui change complètement la charge de travail du prestataire, et donc ce que sa commission devrait coûter.
L'hiver, exactement à l'inverse de Marrakech. C'est l'erreur de tarification la plus coûteuse sur ce marché : une grille recopiée d'une autre ville applique une remise en janvier, qui est le meilleur mois agadiri. L'été constitue une seconde pointe, portée par la clientèle marocaine et par des séjours plus courts. Les vrais creux sont les deux intersaisons, quand les hivernants sont repartis et que les familles ne sont pas encore là. Les fêtes suivant le calendrier lunaire, une grille recopiée de l'année précédente désigne aussi les mauvaises dates.
Oui, et de deux façons distinctes. Le sable raye les sols, s'accumule dans les rails des baies coulissantes jusqu'à les bloquer et finit dans les siphons de douche. L'air marin corrode tout ce qui est métallique et exposé : charnières, garde-corps, robinetterie, mobilier extérieur et unités extérieures de climatisation. S'ajoutent trois postes que la côte rend spécifiques : les moustiquaires, les filtres de climatisation qui se colmatent plus vite, et le linge qui sèche lentement à cause de l'humidité. Ces points doivent figurer nommément au contrat, avec une fréquence et un plafond d'intervention.
En partant du fait que les charges courent douze mois, occupé ou non, et que l'entretien de la piscine collective en fait partie : c'est un coût fixe que vous ne pouvez pas suspendre en intersaison. Un logement occupé l'hiver et l'été absorbe ces charges sans difficulté ; un logement loué seulement en juillet et août porte douze mois de charges sur deux mois de revenus. C'est ce qui rend la saison d'hiver structurante à Agadir. Vérifiez aussi le nombre de badges et de télécommandes attribués au lot, leur coût de remplacement et les règles d'usage de la piscine.
C'est utile, à condition de le facturer à part. L'aéroport est à une trentaine de kilomètres du centre et un aller-retour immobilise un véhicule et une personne près de deux heures. Absorbé dans la commission, le transfert est rendu au rabais ; annoncé et tarifé séparément, il devient un service que les voyageurs en séjour long achètent volontiers. Le même raisonnement vaut pour les prestations d'installation du premier jour — courses de dépannage, carte SIM locale, prise en main du logement — qui pèsent lourd dans l'avis d'un séjour de plusieurs mois.